V. 25oo. — Mot à mot : « Ils sont tant de beaucoup, etc
V. 2 5o8. — Le traducteur demande encore pardon pour cette construction de phrase.
V. 2509. — Dans son ouvrage, si précieux d’ailleurs, sur l’origine de la langue espagnole, le savant Mayans donne \&mot quizá, forme moderne de quizab, comme venant de l’arabe. ( Del orig. de la leng. española, t. I, p. 25e.) Cet adverbe est un composé du pronom relatif qui et de sab , 3e pers. de l’indicatif du verbe saber. Les Proven-
11 échut au Cid, pour son cinquième, six cents chevaux,
Et d’autres bêtes de somme , et des chameaux en nombre. :i5oo II y en a tant et tant qu’on ne saurait les compter.
Tel est le butin que fit le Campeador, ff Grâces à Dieu qui du monde est seigneur !
« Auparavant j’étais pauvre, maintenant je suis riche ;
«• Car j’ai avoir, et terre, et or et fief, a5o5 fr Et mes gendres sont infants de Carrion.
w Je gagne les batailles, comme il plaît au Créateur.
« Mores et Chrétiens de moi ont grande crainte, rt Là-bas dans Maroc , où sont les mosquées ,
* Qu’ils seront assaillis par moi, peut-être, quelque nuit, a5io cr Eux ils le craignent; quant à moi, je n’y pense pas. ce Je r*e les irai point chercher, je demeurerai à Valence, ce Ils me donneront un tribut, avec l’aide du Créateur, ce Qu’ils payeront à moi ou à qui je voudrai.»
Grande est la joie à Valence, avec Mon Cid le Campéador, îï5i5 De toutes ses compagnies et de tous ses vassaux.
Grande est la joie de ses deux gendres :
[Par suite] de cette bataille où ils combattirent de cœur,
Ils ont tous deux gagné une valeur de cinq mille marcs.
Les infants de Carrion se tiennent fort pour riches.
*520 Eux, avec les autres, ils vinrent à la cour.
Là se tiennent avec Mon Cid l’évêque don Hiéronyme,
Le brave d’ Alvar Fañez, chevalier batailleur,
Et beaucoup d’autres qu’a nourris le Campéador. Lorsqu’entrèrent les infants de Carrion ,
25a5 Minaya les reçut pour Mon Cid le Campéador :
cc Venez çà, parents, car par vous nous valons davantage.» Dès qu’ils arrivèrent , le Campéador fut content : cc Voyez ici, gendres, la mienne femme de bien,
çaux employaient fréquemment ces mots qui sab comme interjection. — Sanchez met un point à la fin de ce vers. Le sens n’est pas complet.
V. 25 1 3. — Texte de Sanchez : à mi ô aquí (à moi ou ici). Faute d’impression.
V. 25 1 6. — Sanchez met un point à la fin de ce vers. Cette ponctuation empêche de sai¬
sir la malice qui est dans la pensée du poète.
V. 2517. — Est-il besoin de dire qu’il y a là, encore, une ironie du poète?
V. 2 521.— Remarquer le verbe está (au singulier) avec plusieurs sujets qui forment un pluriel. Bossuet a dit de même : «à qui seul appartient la gloire, la majesté et l’indépendance, etc. n
E amas las mis fijas doñ’ Elvira è doña Sol.