‹ Poèmes algériens et récits légendairesChapitre 17 sur 67 · CHANT DU SOUF · texte numérisé non relu

CHANT DU SOUF

Kaïdat dans le cerele de Biskara, proTince de Constantine, qui comprend sept villages.

Celle que j'aime est la tige Des fleurs qu'on ne peut cueillir.

— Qui la force à ce prodige? — Salahl Sultan sans visir.

Un rosier, planté près d'elle, Bien qu'à ses pieds l'eau ruisselle.

Se verrait bientôt flétri.

Que maudit soit son mari!

Je vais te dire une histoire; C'est un rêve que j'ai fait.

Profitant de l'ombre noire, La gazelle se sauvait. Elle pleurait, comme celle Qui, chez Salah, jeune et belle,

A le front de coups meurtri

Que maudit soit son maril

Comme l'agneau qu'on immole, Son visage était vermeil.

Elle bondissait, — la folle! —

Au loin cherchant son pareil.

Mais sous son gourbi, de suite, Des gardiens l'on reconduite • En prison sous cet abri.

Que maudit soit son mari!

Pour paître auprès de la sour<;e, Lorsque plus noire est la nuit,

Preste, elle reprend sa course

Dans Tombre un chasseur la suit.

Le flanc frappé d'une balte, La gazelle, morne et pâle.

Tomba sans pousser un cri

Que maudit soit son mari!

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