CHANT FUNÈBRE
SUR LA MORT û£ L'AMIRAL UAMIOO
Tué à l'époque du bonbardemeut d'Alger, par le8 Américain».
Câbles du navire, — Qui semble une lyre Quand passe un zéphire Aux montagnes d'eau, — Pleurez un grand homme Que redoutait Rome :
Le héros qu'on nomme Le Raïs Hamido.
Vivantes étoiles, — Qui suiviez ses voiles A travers les toiles Du chaste bandeau, — Le roi de vos charmes
N'attend pas de larmes
Pleurez sur nos armes, Non sur Hamido.
Son vaisseau, naguère, De Stamboul au Caire.
Lui seul de la guerre Portait le fardeau.
Dieu, maître du monde!
Qui viendra sur Vonde Dont le gouffre gronde Venger Hamido?
Qui saura défendre Notre ville en cendre, Que Ton veut nous rendre Refaite au cordeau?
Les coups de la foudre Reviendront dissoudre Nos remparts en poudre, Où dort Hamido.
Sur les maux sans noiixî D'un avenir sombre, Allah! jette Fombre D'un épais rideau, Quand Alger succombe Sous l'éclat de bombe Qui creuse une tombe Au brave Hamido.