PREMIER CHAGRIN D^AMOUR
A la Heur de mon âge Mon cœur a faim d'amour.
J'aime un charmant visage Que j'ai vu l'autre jour.
Rose ou jasmin qu'on flaire , Rien ne peut plus me plaire...
H n'est rien au-delà.
La la, Lella, *
La lèie La la, Lella, la la... ah!... ha!
J'ai dit^ sans des symboles , Combien j'étais épris.
Tant de fleurs, de paroles, Méritaient quelque prix.
Mon style êpistolaire N'a pas eu le salaire Qu'un autre me vola.
La la, Lella,
La 1ère La la, Lella, là la... ah!... ha!
Je n'obtiens, — pauvre lièiv, — Fils qu'on sevré du sein, — De ma petite mère Qu'un refus assassin !
Je suis atrabilaire
Ne sois pas en colère Si je te dis cela.
La la, Lella,
La 1ère La la, Lella, la la... ah!... lia!
Mon cœur est tout en flamme, En cendre il se réduit.
L'ombre a rempli mon âme.
Ma vie est une nuit.
Puisque rien ne réclaire D'un flambeau tutélaire, Je n'en veux plus!... prends-là!.
La la, Lella,
La 1ère l^ la, Lella, la la... ali!... ha!
Hah!
CHANT DES ARIBS,
Un lliéniieur de l'Emir Sid el-Hadj Abd el-Kader.
Sid el-Hadj Abd el-Kader Fidèle à nôtre costume , \ sa puissance accoutume L'Arabe pieux et fier.
Sid el-Hadj Abd el-Kader Sur un destrier rapide, (llonduit sa troupe intrépide Braver le plomb et le fer.
Si el-Hadj Abd el-Kader Est si grand, qu'on prophétise Au pays qu'il électrise L'empire, un jour, de la mer.
Sid el-Hadj Abd el-Kader Dans chaque outhan, à cette heure.
Fait construire une demeure Pour habiter en hiver.
Sid el-Hadj Abd el-Kader Qui bivouaque sous nos tentes, Pour ses œuvres éclatantes Part, revient comme l'éclair.
Sid el-Hadj Abd el-Kader De piété vrai modèle, ' Fait la guerre à Tlnfidèle Qui du porc mange la chair.
Sid el-Hadj Abd el-Kader Aux profanateurs des tombes Lance ses boulets, ses bombes; Sur eux fait pleuvoir Fenfer.
Sid el-Hadj Abd el-Kader Partout porte l'incendie.
Jusqu'à Tenceinte agrandie De Bouffarick près d'Alger,
UŒIL NOIR.
Oui, l'œil bleu, c'est la vague où se mire le ciel, Quand son azur brillant sur la nacre s'épanche; L'œil gris, — le rossignol prenant la mouche à miel Dans les fleurs qu-'un jasmin déploie à chaque branche; L'œil brun , — le crépuscule où le moindre caillou Se plaint du flot doré dans la cascade blanche; L'œil noir!... qu'au jugement, de mes jours Dieu retranche Oux qu'enchanta l'œil noir !... L^œil noir m'a rendu fou !