‹ Poèmes algériens et récits légendairesChapitre 61 sur 67 · LE QUINZE-VINGT · texte numérisé non relu

LE QUINZE-VINGT

{«270.) Romance.

Quand je m'embarquai sur les traces

Du roi Louis, Mes regards étaient, par tes grâces,

Tout éblouis.

Ton amant, auprès de tes charmes,

Est de retour, Aveugle et brûlant sous ses armes.

Comme l'Amour.

Que j'ai souffert chez l'Infidèle 1

Que j'ai souffert!

Quand te vent brûla ma prunelle,

Dans son désert.

Alors un espoir sans mé^nge

M'a dit tout bas : Pour te guider, Lisa ton ange,

T'attend là-bas.

Tu ris?... Oh! oui, Tange est l'emblème

De ta vertu.

Mon cœur le voit toujours de même...

Pourquoi ris-tu?...

D'où nait en moi ce soupçon vague

D'être trahi!

Ta main ne porte plus ma bague...

Je suis haï!

Vous avez préféré, bergère,

Au fils du preux.

Un pâtre, enfant de la chaumière...

Qu'il soit heureux 1 Pour moi je retourne à Lutècé,

Là d'où je vins, Cacher mon infirme tristesse

Aux Quinze- Vingts.

KHAMSA FI aVnEK.

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