‹ Poèmes algériens et récits légendairesChapitre 7 sur 67 · LEAU QUI BOUT · texte numérisé non relu

LEAU QUI BOUT

Fable algérienne.

Que dit dans l'urne où l'airain l'emprisonne, Sur le feu, l'eau dont la liqueur bouillonne?

« Lorsque du ciel je descendais jadis,

» Sortant du puits dont boit le paradis,

)) Je tempérais les ardeurs dévorantes

» Qui des forêts flétrissaient les abris;

»> J'étais l'espoir dé leurs feuilles mourantes.

» De ces bienfaits pour moi quel est le prix?

») Ce bois, par moi végétant sur la terre,

» Que j'arrosais afin qu'il prospérât,

») A me brûler prête son ministère.

») Ainsi toujours se comporte un ingrat. »

LAMANT ANDALOUX.

Vieux chant de l'Andalousie musulmane.

Placé près de sa jalousie, Au balcon espérant la voir, Mon amoureuse fantaisie Pinçait de la guitare, un soir.

Elle ne dit que ces paroles Pour réponse : — « Les Andaloux « Comprennent les tendres symboles, »> Et de la gloire sont jaloux.

» Je te garderai ma tendresse.

» Celui qui chante par amour

» Et souffre tourment et tristesse

» En recevra le prix un jour. »

D'un bouquet de roses sauvages * Elle effeuilla sur moi les fleurs... — Etoile cachée aux nuages, A toi la grâce, à moi les pleurs!

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