III. THALIARQUE
Ne crains pas de puiser aux réduits du cellier Le vin scellé quatre ans dans l'amphore rustique ; Laisse aux dieux d'apaiser la mer et l'orme antique, Thaliarque! qu'un beau feu s'égaie en ton foyer.
Pour toi , mets à profit la vieillesse tardive : 11 est plus d'une rose aux buissons du chemin ; Cueille ton jour fleuri sans croire au lendemain; Prends en souci l'amour et l'heure fugitive.
Les entretiens sont doux sous le portique ami, Dans les bois où Phœbé glisse ses lueurs pures ; Il est doux d'effleurer les flottantes ceintures, Et de baiser des mains rebelles à demi.