‹ Poèmes antiquesChapitre 22 sur 45 · IV. LYDÉ · texte numérisé non relu

IV. LYDÉ

Viens! c'est le jour d'un dieu. Puisons avec largesse

Le cécube clos au cellier.

Fière Lydé, permets au plaisir familier

D'amollir un peu ta sagesse.

L'heure fuit, l'horizon rougit sous le soleil,

Hâte-toi. L'amphore remplie Sous Bibulus consul repose ensevelie :

Trouble son antique sommeil.

Je chanlorai les flots amers, la verte tresse

Des Néréides; toi, Lydé, Sur ta lyre enlacée cà ton bras aecoudé

Chante Diane chasseresse.

Puis nous dirons Vénus et son char attelé De cygnes qu'un lien d'or guide,

Les Cydades, Paphos et tes rives, ô Gnide! Puis, un hymne au ciel étoile.

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