‹ Poèmes antiquesChapitre 25 sur 45 · VIII. HYMNE · texte numérisé non relu

VIII. HYMNE

Vierges, louez Diane, et vous, adolescents, Apollon Cynthien aux cheveux florissants; Louez Latone en chœur, cette amante si chère.

Vous, celle qui se plaît aux feuillages épais D'Erymanthe, aux grands cours d'eau vive, ou qui préfère La verdeur du Cragus ou l'Algide plus frais.

Vous, le carquois sacré, l'épaule, la cithare Fraternelle, et Tempe, l'honneur thessalien! Et la mer murmurante et le bord délien.

Louez ces jeunes dieux. Sur le Dace barbare Qu'ils détournent, émus de vos chants alternés, La fortune incertaine et les maux destinés.

TX. NEÈRE.

Il me faut retourner aux anciennes amours : L'Immortel qui naquit de la vierge thébaine, Et les jeunes Désirs et leur mère inhumaine Me commandent d'aimer toujours.

Blanche comme un beau marbre, avec ses roses joues, Je brûle pourNéère aux yeux pleins de langueur; Vénus se précipite et consume mon cœur : Tu ris, ô Néère, et te joues!

Pour apaiser les dieux et pour finir mes maux , D'un vin mûri deux ans versez vos coupes pleines ; Et sur l'autel rougi du sang pur des agneaux, Posez l'encens et les verveines.

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