‹ Poèmes antiquesChapitre 27 sur 45 · XIII. HYMNE · texte numérisé non relu

XIII. HYMNE

Une âme nouvelle m'entraîne Dans les antres sacrés, dans l'épaisseur des bois;

Et les monts entendront ma voix, Le vent l'emportera vers l'étoile sereine.

Evan î ta prêtresse , au réveil , Imprime ses pieds nus dans la neige éternelle ;

Evan! j'aime les monts comme elle, Et les halliers divins ignorés du soleil.

Dieu des Naïades , des Bacchantes , Qui brises en riant les frênes élevés ,

Loin de moi les chants énervés :

Les cœurs forts sont à toi, dieu couronné d'acanthes!

Evohé! noirs soucis, adieu.

Que votre écume d'or, bons vins, neuf fois ruisselle,

Et le monde enivré chancelle, Et je grandis, sentant que je deviens un dieu !

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