‹ Poèmes antiquesChapitre 4 sur 45 · UN MESSAGER · texte numérisé non relu

UN MESSAGER

0 fille de Léda, sur un char diligent,

Dont la roue est d'ivoire aux cinq rayons d'argent,

In jeune roi, portant sur son épaule nue

La pourpre quijadis.de Phrygie est venue,

Sur le seuil éclatant du palais arrêté,

Demande le repos de l'hospitalité.

Des agraffc's d'argeul retiennent ses knémides. Sur le casque d'airain, aux deux cônes splendides, Ondule , belliqueux , le crin étincelant , Et répée aux clous d'or résonne sur son flanc.

HÉLÈNE

Servez l'orge aux coursiers. L'hôte qui nous implore Nous vient des Immortels et sa présence honore. Dans ce palais qu'Atride à ma garde a commis, Que le noble étranger trouve des cœurs amis.

LE CHOEUR DE FEMMES

Heureux le sage assis sous le toit de ses pères L'homme paisible et fort ami de l'étranger!

Il apaise la faim, il chasse le danger;

11 fait la part des dieux dans ses destins prospères.

Sachant que le sort peut changer.

Cher au fils de Kronos , sa demeure est un temple ; L'hospitalité rit sur son seuil vénéré ; Et sa vie au long cours que la terre contemple

Coule comme un fleuve sacré.

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