‹ Poèmes antiquesChapitre 40 sur 45 · JANE · texte numérisé non relu

JANE

luiilc de Bluiis.

Je p^ilis et tombe en langueur :

Deux heaux yeux m'ont blessé le cœur.

llose pourprée et tout humide , Ce n'était pas sa lèvre en feu; C'étaieni ses yeux d'un si beau bleu Sous lor de sa tresse tluide.

Je pâlis et tombe en iangueur ;

Deux beaux yeux m'ont blessé le cœur,

Toute mon ùme fut ravie !

Doux étaient son rire et sa voix; Mais ses deux yeux bleus, je le vois, Ont pris mes forces et ma vie !

Je pâlis et tombe en langueur :

Deux beaux yeux m'ont blessé le cœur.

Hélas! la chose est bien certaine :

Si Jane repousse mon vœu, Dans ses deux yeux d'un si beau bleu J'aurai puisé ma mort prochaine.

Je palis et tombe en langueur :

Deux beaux yeux m'ont blessé le cœur.

NANNV.

Tmité do Buriis.

Bois chers aux ramiers, pleurez, doux feuillages, Et toi, source vive, et vous, frais sentiers; Pleurez , ô bruyères sauvages ,

Buissons de houx et d'églantiers.

Du courlis siffleur l'aube saluée

Suspend au brin d'herbe une perle en feu ;

Sur les monts rose est la nuée;

La poule d'eau nage au lac bleu.

Pleurez , ô courlis ; pleure , blanche aurore ; Gémissez, lac bleu, poules, coqs pourprés;

Vous que la nue argenté et dore ,

0 claires collines, pleurez.

Printemps, roi fleuri de la verte année, 0 jeune dieu, pleure! Eté mûrissant.

Coupe ta tresse couronnée ;

Et pleure, automne rougissant,

Languisse d'aimer brise un cœur fidèle.

Terre el ciel, pleurez : oh! que je l'aimais!

Cher pays, ne parle plus d'elle :

Nanny ne reviendra jamais!

\xv

IsELL.

Imite de Burus.

Ta l'ost' (le i)uai'pi'e , à ton clair soleil , 0 juin, éliiicelle enivrée;

Penche aussi vers moi la coupe dorée : Mon cienr à la rose esl pareil.

Sous 1(^ mol nl)ri de la feuillo ombrousp Monte un soupir de volupté :

Plus d'un ramier chante au bois écarté, 0 mon cœur, sa plainte amoureuse.

Que ta perle est douce au ciel enflammé,

Etoile de la nuit pensive!

Mais combien plus douce est la clarté vive

Qui rayonne en mon cœur charmé!

IfTA

La chantante mer , le loue; du rivage ,

Taira son murmure éternel , Avant qu'en mon cœur, chère amour, ù Ncll,

Ne fleurisse plus ton image!

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