LA PRIÈRE POUR TOUS
Rendons grâces à Dieu! La Lig-ue bien venue Réunit marg'uilliers, escarpes, chands de vin Et journaleux nourris de pâte sans levain; La Vérité les scandalisa, toute nue.
Maintenant la Patrie est sauve. Triomphants, Nous jaculons des vœux intéressés : Dieu donne Quelques dents à Barrés; à Goppée, une bonne! Que Gunsbourg" à Loti fasse beaucoup d'enfants
^ous sommes sans talent, sans honneur et sans sexe, -.e bourgeois nous admire et dég-uste, perplexe, ^os mélanges savants de fiel et de saindoux.
-.es Jésus sont bons pour les matru lies hagardes, ^renons, tel un chameau, des calus aux genoux ! — Quand il aura béni toutes les vieilles gardes,
■^uis tous les Ramollots, Dieu finira par nous.
ROCIÏEFORT AUX GLAVIOTS
J^e macrobe de V Intransigeant, le Miche, Vaudevilliste mûr pour les capucinades, Reçoit du bran et des catharres en tornades Sur son mufle oii tous les bons bougres ont craché.
Restez villa Dupont, marquis, sur cette chaise Percée où le grand âg-e et Vervoort vous ont mis, Utile à votre femme et bon pour ses amis, Mais ne vous risquez plus vers le Père-Lachaise.
A TRAVERS LES GUOINS 76
ar les Jacques vous sauraient mettre au dépotoir, aladin qui, sur les restes de Victor Noir, 'éfaillîtes, pàiné de irousses coiossales.
otre temps est fini, vieux pitre, ô Rochefort! bus êtes désormais Géronte et non Beaufort, e protégé des flics et non le Roi des Halles.
ao mai i8g8.
70 POÈMES AUISTOPHANKSOUES
SONNET
Marquis de Vascag'at, ô Géronte, ô Gavroche, Qui de la gens Vervoort appuyez le turbin, Voici le temps pour vous, paillasse et coquebin, D'exhaler un esprit qui n'est pas sans reproche.
Drumont, le sacristain nidoreux, le larbin Dont les femmes en mal d'enfant craignent l'approc Laid comme un pou, va siéger près d'Ernest Roche. Votre beau-frère seul clapote dans son bain.
A THAVEUS LES GKOINS 77
Il ne connaîtra pas, ce phénix des beaux-frères,
La tribune où, deux fois, malgré les vents contraires,
Barrés porta sa tripe à la mode de Kant.
Pour sa croupe d'azur que le claque jalouse Brummel n'aura de frac ni Thivrier de blouse Et Lisbonne dira qu'il manque un peu de cant.
tS poèmes aristophanesoues
Les électeurs de la Meurtlie et de la Moselle Curés, pacants, bourgeois aux gants de filoselle, Mastroquets. tenanciers de lupanars aussi, Les électeurs de Toul, de Briey, de Nancy, Marguilliers sur leurs bancs et maçons dans leurs loges, Se désopilent à déraciner les Vosges.
Car, tandis que Drumont, en Alger, fait florès, La Moire, le Destin, VAnankè sur Barrés Exercent des rigueurs à nulle autre pareilles.
En vain il rebattit sans pudeur nos oreilles De la Lorraine (cet Auvergnat?), du drapeau Et de Hegel, les électeurs disent : « La peau ! »
0 comble de misère ! 0 douleur forcenée ! Pendant quatre ans encor, nous verrons des Journées Parlementaires et les articles mordants Oîi l'Intellectuel aux mâchoires sans dents Exhale, chaque soir, âme de griefs pleine,
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1 rancune et le faguenas de son haleine.
Qui pourrait cependant représenter l'émoi ont renâcle, en ce jour, le pontife du Moi ? voir léché le... dos clérical de Boisdeffre, lostand demanderait une autre rime en effre) voir g^ueulé, tel un putois, contre Zola, tre la crème des pleutres, et rester là ! issag-nac de qui les g'rands'mères, par la queue î suspendaient aux cocotiers des forêts bleues, issag'nac, le babouin de Gascog-ne est élu, i Millevoye, et Déroulède qui n'a lu, mt son âme est par le chauvinisme rouillée, ! Schopenhauer, ni les bouquins de Fouillée !
Ainsi Barrés, dont le suffrage universel )ùte modérément le dandysme et le sel, îcrimine. Un mégot à parfum de lessive, 1 soutados puant lui gratte la gencive, prodigue aux cochers de fiacre les saluts
l'épicier du coin ne le reconnaît plus !
<^'^ POÈMLS AUISTOPHANESQuïS