BALLADE DES BALLADES
Tous les almanachs portent les marques de sa muse.
RlVAROL.
Tel Macrobe, ce doux g'ag-a Déjà trop mûr pour Proserpine, Tel Nana-Saïb qu'élaga La béate chauve et rupine, Tancrède, Marseillais, opine Et propag-e ce rythme qu'on Engrosse comme une lapine :
Tancrède Machin est un sot.
La Ballade! 0 cieux! Quel zinc a Celui qui plante cetje épine !
Point n'est besoin de sering'a, De violette cisalpine.
Tancrède a la face poupine, Il estime l'amer Picon.
La mouche fuit quand il jaspine :
Taocrède Machin est un sot.
Du fleuve Amazone au Volg-a, D'Asnière à l'île Philippine, Quel primate se disting^ua Plus que Tancrède en la rapine Oraculaire et turlupine?
Que g'ardé soit-il du boucon, De l'arsenic, de l'atropine 1 Tancrède Machin est un sot.
ENVOI
Prince, dont l'eng-eance vulpine Craint les dogues et le faucon, Besogne dru, mang-e et popine :
Tancrède Machin est un sot.
BALLADE
ITÉRATIVE SUR LA CONCUPISCENCE OUI NOUS TIENT DU PROBOSGIDE A MA TANTE VIAUD
On ne Ht g^uère au Parc Saint-Maur L'œuvre Sidoine Apollinaire, Ni Fulg-ence, ni Raban Maur.
Mais, loin du muf stellionaire, Moi qui reviens de Saint-Lunaire Aux fins d'être un peu diverti, Parmi les groins qu'on vénère, Je veux voir la trog^ne à Loti.
La jambe faite en cyclamor, Peint d'un rouge extraordinaire, Et fameux chez les g"ars d'Armer, Loti, mig-non quadrag*énaire, A des brosseurs qu'il rémunère Et des g-abiers d'O'Taïti.
Yann Nibor charg-e son tonnerre, Je veux voir la trog-ne à Loti.
A Sinaïa comme à Windsor, Des rois il est le partenaire ; Bourg-et n'a pas un tel essor .
Jean Aicard, babouin cong-énère, Chasse les mouches de son aire Par l'odeur dont il fut loti.
Ainsi qu'un astre sublunaire, Je veux voir la trogne à Loti.
ENVOI
Princes d'un lourd dictionnaire, Les vieilles g-ens du quai Gonti Célébreront Fon millénaire :
Je veux voir la trogne à Loti,
^^^ POÈMES ARISTOPHANESOUES
BALLADE
A MOTS COUVERTS DE l'inFANTILE PARAGUANTE
Hi sunt qui cam mulieribas non sunt coinquinati ; et in ore eorum non est inventum mendacium. — Les SS. Innocents. A nonne.
Voici les Bienheureux que la femme n'a pas coinquinés. Ce n'est point le mensonge qu'on a trouvé dans leurs bouches .
Calamiteux et menant la « postige », Sur le trottoir que Barrés a dompté, Le camelot secoueur de vertige, Bardache mais nullement breveté, GarruUe avec impétuosité.
Journaux, poil à gratter en macédoine, Préservatifs amoureux pour chanoine, Que ne vend-il, le ribaud triomphant?
Son leit motive est à charmer idoine : Joli cadeau à faire à un enfant.
DIX-HUIT BALLADES FAMiLIErtES I .) I
Pierre Loti, par qui Zola s'afflige,
Baisa les Sarimpis couleur de thé,
Aux négrillons infusa la voltig-e
Et fit crever quelque jaune beauté
De rOrénoque ou du Palais d'Eté.
Mais, pour bailler à son courtaud l'avoine,
Le conjouir et le tirer d'essoine,
Yves est là. que l'Institut défend.
Le matelot de cet écrivain coine,
Joli cadeau à faire à un enfant.
Frère Bitard, dont l'avant-bras fustige Plus d'un puceau très Las déculotté, De Sainte Eg-lise avère le prestige Et Rabaroust, magistrat, fut cité Pour l'ingénu de sa lubricité.
Le gros vicaire avec le paillard moine, Sans bézoard, jayet, ni calcédoine.
Brisent la porte et le mur de refend.
0 leurs engins valant tel patrimoine, Joli cadeau à faire à un enfant.
ENVOI
Princes, Argis, cueillant sauge et pivoine. Chez Henri Laus rencontre Papavoine :
Seigneurs bougrins, sonnez votre olifant ! Le mal de Naple et le feu Saint Antoine, Joli cadeau à faire à un enfant.
l32 POÈMES ARISTOPHAXESQUES
BALLADE
CONFRATERNELLE POUR SERVIR A l'hISTOIRE DES LETTRES FRANÇAISES
Oh I les cochons ! les cochons ! les cochons !
Or sus, venez, g'ens de plume et de corde, Pauvres d'esprit, cacographes, soireux, Blavet, Meyer dont la tripe déborde, Champsaur ég-al aux Poitrassons g-laireux, Et Wolff l'eunuque, et Mermeix le lépreux. Montrez-vous sur les foules étonnées, Cabots, sag-ouins, lécheurs de périnées ; Attollite portas ! Voici Daudet !
Formez des chœurs et des panathénées!
C'est Maizeroy qui torche le bidet.
Toi qu'un dieu fit, en sa miséricorde, Imperméable au style, gros foireux Qui des duels aimes le seul exorde, Formentin ! comme un fessier plantureux, Haut le cap ! Marche à l'ombre de ces preux! Sous les fanons aux lances adornées, Albert Delpit louche des deux cornées, Et Jean Rameau, très innocent baudet.
Clame des vers pour deux ou trois g"uinées. C'est Maizeroy qui torche le bidet.
Monsieur Papus, qu'il ne faut pas qu'on morde,
Fait voir la lune aux pantes généreux.
Ave, Baju! Sous une chemise orde,
Le Péladan et ses pieds butyreux
Item Sarcey (du genre macareux).
Paul Alexis, en phrases peu tournées,
Mène à Lesbos les gothons surannées.
Noël ! messieurs, Noël devant Cadet,
Peptone des gastralgiques dînées !
C'est Maizeroy qui torche le bidet.
ENVOI t
Prince fameux chez les momentanées, Que son engin à bas prix culbutait Compilateur de cent macaronnées, Baron aussi, depuis quelques années, C'est Maizeroy qui torche le bidet.
l34 POLlliiS AÎUSTOPHANESÇUSS