‹ Poèmes aristophanesquesChapitre 51 sur 62 · DISTIQUES MOUS · texte numérisé non relu

DISTIQUES MOUS

La chauve-souris, â l aile brune, Danse grotesquement sur la lune.

Galope le lièvre. La rainette Verte pousse un mi de clarinette

Et, dans les frag-rances du silence, La nuit aux cheveux d'or se balance.

IJ"> POEMES ARISTOPHANESQUES

Rousse, de baisâmes attifée L'abricotier bleu t'ait décoiffée.

Ton ventre^ le nénuphar obscène, A pipé ma chair comme une seine,

Et je chois sur le g-azon des sentes : 0 les défaillances lactescentes !

Le cheiroptère à l'aile indécise Fuit la nue où Sélène est assise.

Dormir, le lièvre. En des champs d'ivraie, Lamentent la sorcière et l'orfraie.

Moi — tout seul — comme l'onocrotale, M'imbibe l'extase digitale.

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