LA LÉGENDE DES NOBNES
Se heurtent en éclats, tombent et disparaissent; Veuves de leur pilier, les neuf Sphères s'affaissent ; Et dans l'océan noir, silencieux, fumant, La Terre avec horreur s'enfonce pesamment ! Voilà ce que j'ai vu par delà les années. Moi, Skulda, dont la main grave les destinées; Et ma parole est vraie 1 Et maintenant, ô Jours, Allez, accomplissez votre rapide cours!
Dans la joie ou les pleurs, montez, rumeurs suprêmes. Rires des Dieux heureux, chansons, soupirs, blasphèmes 1 O soufSes de la vie immense, ô bmits sacrés. Hâtez-vous : l'heure est proche où vous vous éteindrez!
La Vision de Snorr.
Omon Seigneur Christus I hors du monde charnel Vous m'avez envoyé vers les neuf maisons noire Je me suis enfoncé dans les antres de Hel.
Dans la nuit sans aurore où grincent les mâchoires, Quand j'y songe, la peur aux entrailles me mord' J'ai vu l'éternité des maux expiatoires.
Me voici revenu, tout blême, comme un mort. Seigneur Dieu, prenez-moi, par grâce, en votre garde, Et si je fais le mal, donnez-m'en le remord.
Le prince des Brasiers est là qui me regarde, Vêtu de flamme bleue et rouge. Il est assis Dans le palais infect qui suinte et se lézarde.