‹ Poèmes civiquesChapitre 20 sur 34 · LA CHANSON D'HARMODIUS · texte numérisé non relu

LA CHANSON D'HARMODIUS

LA CHANSON D'HARMQDIUS

(Imité Je Callistrate.)

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ous des myrtes en fleurs vous portiez des poignards \

Nous ferons comme vous, nobles fils de la Grèce! Un jour la liberté, cette sœur des beaux-arts. Trouvera dans nos vers une arme vengeresse.

Je suis né dans Athènel Aux champs de Marathon J'ai rêvé, dès l'enfance, une tombe choisie; Frère d'Harmodius et d'Aristogiton, J 'ai voulu de leur glaive armer la poésie.

264 Toèmes civiques.

Oui, cher Harmodius, oui, vous vivez encor î Vous brillerez encor dans nos Panathénées.

On dit qu'avec Achille aux îles fortunées Vous respirez en paix, cueillant les pommes d'or.

Arrachés par la muse à l'inflexible Parque, Vous présidez encore nos jeux et nos festins ; Car Athènes vous doit, ô meurtrie: s d'Hipparque Le triomphe des lois et ses libres destins.

A ces fiers souvenirs revenons, ô poètes!

Faisons mieux qu'assortir de stériles couleurs. Si nos débiles mains ne portent que des fleurs, Les vierges suffiront à présider nos fêtes.

Nous qu'un instinct ramène au pays de Platon, Dans nos gerbes de myrte en silence amassées, Cachons pour l'avenir quelques mâles pensées, Frères d'Harmodius et d'Aristogiton.

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RESURRECTURIS

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