‹ Poèmes civiquesChapitre 25 sur 34 · OISEAUX DE LA PÉPINIÈRE · texte numérisé non relu

OISEAUX DE LA PÉPINIÈRE

▼ oici le

temps du renouveau

Où l'œuvre en fleurs jaillit du rêve, Où le vieux jardin est plus beau.

Où Dieu prodigue à tout la sève.

A l'ombre des bois plus épais L'âme est de lumière imprégnée:

Ces rameaux implorent la paix...

Et l'homme affile sa cognée.

3i4 Voèmcs civiques.

Quittez vos nids de la saison, Fuyez, oiseaux, ces branches frêles; Un espoir brille à l'horizon...

Ouvrez vos ailes !

On respire de toute part La verte odeur de la jeunesse ; Le sol fermente et, tôt ou tard.

Il faut qu'un jardin vous renaisse.

Partout, narguant les bûcherons; Se dressent les forêts hardies, Et* des hêtres aux liserons, Feuilles et fleurs sont reverdies.

Vous aurez enéor des printemps, Oiseaux, et des amours fidèles Sur de vieux chênes de cent ans...

Ouvrez vos ailes!

oAux oiseaux de la pépinière. J/5

J'en sais un, sur le sol gaulois, Immortel malgré ses blessures, Et qui garde, en dépit des rois, Son ombrage aux races futures.

Arrosé du sang des aïeux, Il a grandi la tête haute; Volez au chêne, oiseaux joyeux, Loin de ces lilas qu'on vous ôte.

Vaillants oiseaux, volez encof A travers les vents et les grêles !

Pour l'atteindre il faut un essor...

Ouvrez vos aile*!

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