‹ Poèmes d'amourChapitre 20 sur 94 · EN TISONNANT JJ · texte numérisé non relu

EN TISONNANT JJ

Je regarde le feu, tisonnant et songeant; Et voici qu'en mon âme un instant consolée, Comme un aveu perdu ressuscite, isolée, La furtive douceur d'un sourire indulgent.

Un grand rêve fragile en mon cœur se prépare ; J'aime trop mon amour pour ne pas croire au sien. Ses chagrins étrangers, son orgueil ancien, J'oublie avidement tout ce qui nous sépare,

Pendant que loin de moi, sûre que je l'aimais, A peine elle a sans doute espéré ma venue... Elle sait que ma chambre est désolée et nue, Elle me plaint peut-être et ne viendra jamais.

56 LE SONGE DE l'amour

Confidence

1 OUR VOUS aimer, uniquement, D'une tendresse obéissante, Pour être l'ami, non l'amant Dont la voix est trop frémissante,

L'involontaire amant jaloux.

Brûlé d'attentes et de fièvres Et qui, malgré lui, près de vous, Pâlit en regardant vos lèvres.

Il eût fallu, je le sais bien, Qu'en mon âme, ailleurs assouvie.

Un grand bonheur, même ancien, Pour toujours, eût comblé ma vie.

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