‹ Poèmes d'amourChapitre 45 sur 94 · VISITE · texte numérisé non relu

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JrliER, je l'écoutais, sans presque lui rien dire, Et près d'elle, parmi les choses d'autrefois, J'étais triste en moi-même et jusqu'en mon sourire Du long désir mourant qu'éveille encor s'a voix

Grave, à peine changé, depuis qu'elle m'oublie Et détourne les yeux môme de mon regret, Plus résigné peut-être en sa mélancolie, Son visage immobile avait un air secret.

Je n'y voyais plus rieL des muettes pensées Qu'autretois son regard me donnait clairement," Mais, au très vague effort des paupières baissées, y sentais malgré moi quelque chose qui ment.

134 LE SONGE DE l'AMOUR

Puisque je revenais, sachant ma servitude, Sans me plaindre, pourquoi me disait-elle ainsi Des mots indifférents d'une voix presque rude? J'ai trop connu son cœur pour le croire endurci.

Lointaine et sans pitié dont ma douleur s'allège, C'est tout le rêve ancien qu'elle voulait punir, En poursuivant sur moi le triste privilège Que j'ai d'aimer encore et de me souvenir.

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