BONHEUR TENDRE
Je ne me souviens plus que j'étais las de croire,
Que mon cœur s'était refermé; Je n'ai plus de passé, je n'ai plus de mémoire
Que du jour où tu m'as aimé.
Sur ma vie, à jamais, tu brilles la première...
Et, qu'importe s'il doit finir?
Ce soir, mon bonheur veille en moi, d'une lumière
Qui m'éclaire tout l'avenir.
l65 LE CHEMIN DE l'oubli
Possession
v^UELQUEFOis, je t'attends, le front contre ma porte.
J'accueille en moi, de loin, ton parfum qui m'apporte
Le bonheur élernel de t'aimer, ce jour-là;
Je ne me souviens plus que mon espoir trembla;
J'écoute avidement ton pas qui nous rapproche ;
J'apaise en moi le mal que mon cœur te reproche,
Aux soirs de solitude et de regrets jaloux...
Notre premier baiser nous réfugie en nous;
Tout notre amour joyeux sur nos lèvres abonde ;
Lointaine autour de nous, la chambre est tout un monde
Où la rumeur du jour en murmure affaibli
Nous berce, un monde heureux d'étreintes et d'oubli,
Où notre isolement se rassure et s'enivre.
Ton âme prisonnière, ardemment, se délivre;