SOURIRES
Je te déroberai mes rêves anxieux;
Je n*exigerai pas de ta sollicitude
Que tu prennes ta part de mon inquiétude ;
j'aurai l'air d'être heureux... Tu ne sauras jamais
Q.ue j'ai beaucoup souffert parce que je t'aimais.
Le Fardeau
Ion front sur mon épaule est tombé mollement. Tu ne dis rien; tes yeux sont vagues; par moment, Tu n'es plus dans mes bras qu'une forme étrangère. Grave, tu te souviens de ton âme légère. Ton âme d'autrefois folle et preste en ses vœux, Éprise des baisers, craintive des aveux. Tu songes à des soirs de caresses lassées, A des choses d'amour furtives et passées, A ces printemps d'une heure aux sourires ardents Où la bouche est fougueuse et les cœurs sont prudents. Et je sens, malgré toi, comme tu les regrettes, Ces jours, libres de rêve et d'angoisses secrètes, Toi qui m'aimes, ô toi qui portes à présent le trésor de ton cœur douloureux et pesant!