‹ Poèmes d'amourChapitre 64 sur 94 · PASSÉ LOINTAIN · texte numérisé non relu

PASSÉ LOINTAIN

Je n'ai plus retrouvé, depuis ton humble amour, Ce bien-être secret de la nuit et du jour. Ni ce bon sommeil calme, où ta présence amie Veillait dans l'ombre autour de mon âme endormie, Et ce passé lointain, qu'on ne m'a pas rendu, Me fait plus pauvre en moi de ce que j'ai perdu.

La Payse

IVIa payse n'est pas demeurée au village, Brodant à sa fenêtre ou tournant son fuseau, Toute pensive dans un cadre de feuillage, Toujours seule et toujours chantant comme un oiseau.

Elle ne songe pas dans l'ombre à des soirs vagues Où son front incliné se rougirait d'amour; Mon départ à ses doigts n'a pas laissé de bagues, De ces bagues d'argent qui parlent du retour...

Elle habite à Paris, où personne ne chante. Un autre l'aime; elle est heureuse, ou fait semblant ; Elle ne se plaint pas, quand la vie est méchante; Seulement, quelquefois, son sourire est plus lent.

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