FIN D AMOUR
De tes yeux qui, toujours, guidaient jusqu'à mes yeux D'un avide et luisant regard, insoucieux Qu'on surprenne leur confidence;
Pour n'avoir point forcé ton visage au secret, Pour avoir accueilli ton désir indiscret
Qui nous dénonçait à voix haute, Comme je nous croyais sûrs de toi, sûrs de nous. Sûrs d'un assez profond bonheur pour être absous
De ta folie et de ma faute !
Oh 1 comme je t'ouvrais, d'avance, ma maison, Ht comme je t'avais donné sans trahison Tout mon cœur et toute ma viel Mais ton coeur incertain s'est bien vite repris : Quand elle eut un moment rêve iiir IpT-Hrhri'^y C'^y^ '^^it
la tendresse tut assouvie.
Je me retrouve seul et tu ne m'as laissé, De tout cet espoir jeune et de tout ce passé,
Que la rancune et que la honte D'un de ces lents remords que rien ne peut guérir, Et dont le goût de cendre, à l'heure de mourir,
Du cœur aux lèvres vous remonte...
Comolainte
est pas toi que je regrette, C'est le rêve pgr toi déçu, Mon cœur jeune et la foi secrète, due je gardais à mon in' i.
Je ne t'en veux pas; je devine...
Ton désir vain s'est eflfeuillé...
Je t'ai faite en moi trop divine, Je me suis trop agenouillé.
Tu n'étais qu'une pauvre femme..
Je te croyais naïvement Endormie au fond de ton âme, Comme la Belle au bois dormant.