‹ Poèmes d'amourChapitre 8 sur 94 · RETOUR LE SOIR · texte numérisé non relu

RETOUR LE SOIR

Ohl parle 1 — Et pour demain tu trouveras encore Dans Timmense pitié dont mes regards sont pleins La force de m'aimer autant que je te plains, La douceur de me plaindre autant que je t'adore.

Notre exil ennoblit ta pensive beauté.

Va, ne regrette pas ta vie ingrate et sombre, Toi qui pouvais sourire, et qui subis dans l'ombre L'amour, comme un devoir librement accepté!

Tout bas

iN E parlons plus d'amour, mais parlons-nous tout bas Dans le soir parfumé des roses que tu portes. Nous irons lentement parmi les feuilles mortes Qu'un vent mystérieux fait lever sous nos pas.

Le front sur mon épaule, endors la vigilance De ton âme jalouse et de ton corps fiévreux. Prends ton visage triste, à peine douloureux, Ton sourire immobile où rêve du silence.

L'amour s'apaise en nous sous le ciel plus léger. Voici l'heure d'oubli. Je regarde et j'écoute Le bruit d'un pas lointain s'en aller sur la route, L'ombre des grands bois sourds jusqu'à nous s'allonger.

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