‹ Poèmes d'amourChapitre 81 sur 94 · RANCUNE · texte numérisé non relu

RANCUNE

Ton bonheur me comblait trop vite :

Il me semble encore te voir Cherchant mon regard qui t'évite Pour y surprendre un peu d'espoir.

Tu veillais autour de mon dme Sans plaintes, mais si tristement!...

Tu venais trop tard, pauvre femme, Avec un désir trop aimant.

Et, quand ton cœur semblait éclore, Je t'en voulais à mon insu De sourire et de croire encore A tout ce qui m'avait déçu.

234 î'I'- CHEMIN DE L OUBLI

Le Nom

J E ne vous aime plus, vous que j'ai tant aimée... Hier, distraitement, quelqu'un vous a nommée, Sans réveiller en moi les souvenirs dormants, Sans même que mon cœur hâte ses battements, Sans creuser dans mon âme un sillage de rêve, Sans laisser dans ma vie une tristesse brève. Votre nom a passé comme un nom inconnu. Votre nom qui pour moi, jadis, a contenu Tout le bonheur d'aimer et tout l'orgueil de vivre I Je me souviens pourtant... Votre nom? J'étais ivre Autrefois de l'entendre et de cacher en moi Tout le grand flot puissant d'allégresse et d'émoi Que je sentais soudain bondir à la surface... Votre noml... Comme tout se dépeuple et s'efîacel

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