‹ Poèmes de bohêmeChapitre 40 sur 78 · LE PENDU · texte numérisé non relu

LE PENDU

Au bois charmeur, au bois charmant, Aux branches d'un bouleau penché,

Mon doux page aimant

Est accroché.

Il a toujours son corselet De libellule des roseaux, Et ses grègues de velours ourlé Et sa toque d'oiseau.

Et sans le cerne violet de ses yeux Et le trou de sa bouche de mort,

On croirait encor On croirait l'enfant adoré d'Armor Aux gestes gauches et gracieux.

Car lorsque avec le vieux sire de Puyssée La Dame de Châteaumignon est passée Sur sa housse brochée de licornes, Il a fort joliment au bout de sa corde

Pirouetté deux ou trois tours, — Et la brise aux fraîches risées, La brise jasait un vieil air d'amour Sur la viole à terre brisée.

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