STANCES
Ah, que ces souvenirs de jeunesse sont tristes, Tumultueux, cuisants . . .
Je disais : Univers, pour moi seul tu existes ! Je n'avais que vingt ans.
J'étais un palladin, le monde, mon empire.
Le rêve, mou cheval; L'avenir fleurissait pour mes jeux et mon rire
Son chemin triomphal.
Le beau nom de poète était ma seule envie. L'amour, mon seul tourment . . .
Et derrière cet enfant aveugle, la Vie Ricanait doucement.