‹ Poèmes de cendre et d'orChapitre 11 sur 64 · STANCES · texte numérisé non relu

STANCES

Ah, que ces souvenirs de jeunesse sont tristes, Tumultueux, cuisants . . .

Je disais : Univers, pour moi seul tu existes ! Je n'avais que vingt ans.

J'étais un palladin, le monde, mon empire.

Le rêve, mou cheval; L'avenir fleurissait pour mes jeux et mon rire

Son chemin triomphal.

Le beau nom de poète était ma seule envie. L'amour, mon seul tourment . . .

Et derrière cet enfant aveugle, la Vie Ricanait doucement.

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