‹ Poèmes de cendre et d'orChapitre 54 sur 64 · EXIL · texte numérisé non relu

EXIL

0 mes Jardins d'alors !

Villa d'Esté, Lido; piaisirs des yeux que dore Un couchant florentin; vous, rives du Bosphore, Et vous, Ile-de-France ... 0 chers souvenirs morts !

FUSEE

Théâtralement, d'un éclair Le Jardin sombre s'illumine.

Soudain, l'horizon devient clair Et net, comme à l'aube argentine; Des rayons bleus dansent au ciel.

Une poussière d'améthyste Givre un if artificiel.

Puis tout s'éteint . . .

Kègne, nuit triste.

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