A LA FRANCE
O France , ù mon pays, ô terre d'allégresse
En qui les dieux païens nous ont rendu la Grèce,
Les dieux chrétiens, le Paradis; Reine de l'idéal , que des rois d'industrie Convoitaient courtisane et nous laissent patrie, France, que l'on prétend flétrie, Moi, je t'aime, et je te le dis !
ujii LA GUERRE.
Je t'aime, ô ma Vaincue, et mon orgueil t'appelle De tous les noms flatteurs que le plaisir épelle
Et qu"en rêve nous bégayons ; Lorsque ton mâle accent caresse mon oreille, Mon âme se détache et s'envole, pareille
A l'enfant qui poursuit l'abeille
Parmi les fleurs et les rayons.
Sans toi l'aurore n'est qu'une écharpe perdue;
Le printemps sans objet erre dans l'étendue; La brise souffle sans dessein. —
L'univers n'a le droit de se regarder vivre
Que lorsque tu t'endors, le coude sur un livre. Ayant usé l'or et le cuivre Pour les parures de ton sein.