‹ Poèmes de la Révolution, 1789-1796Chapitre 10 sur 73 · NI MARAT, NI ROLAND · texte numérisé non relu

NI MARAT, NI ROLAND

France, guéris des individus!

Anacharsis Cloots.

Un jour, dans ses accès de bon sens pétulant, L'ami Cloots s'écria : « ni Marat, ni Roland ! »

L'ami Cloots était sage.

O peuple du dix Août, peuple libre, à quoi bon Te créer de la main dont tu brisas Bourbon

Ces deux rois de passage ?

Quelle est cette manie étrange de tes sens?

Déjà tes vœux banals vont chercher des encens.

Des pompes, des fanfares.

L'appareil fastueux qu'excite un dieu mortel. Pourquoi donc rallumer ces vieux flambeaux d'autel

Lorsque l'on a des phares.

Page 1