‹ Poèmes de la Révolution, 1789-1796Chapitre 17 sur 73 · LE CAPUCIN CHABOT · texte numérisé non relu

LE CAPUCIN CHABOT

Ung moynci j'entends de ces ocieux moynes.

Uabklais.

Moinillon papelard entre les moins 'novices Ce Chabot tient auberge à l'enseigne des vices. Quatre-vingt-neuf, il s'est jeté dans ton danger Sans flamme, sans courroux, sans haine, pour manger, Pour boire et soupeser de Tor dans ses mains sales. S'il crie à pleins poumons dans les rumeurs des halles, Dans les clubs au tumulte ondoyant, il n'est pas A son poste aux grands jours de lutte et de trépas. Élude du dix Août la belliqueuse épreuve Et manque au rendez-vous sanglant de Grangeneuve.

Frocard poltron ! et sans combattre il est vainqueur. Nos vaillants fusillés, nos martyrs au fier cœur

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