‹ Poèmes de la Révolution, 1789-1796Chapitre 4 sur 73 · Î4 A LA MÉMOIRE DE L0U8TALOT · texte numérisé non relu

Î4 A LA MÉMOIRE DE L0U8TALOT

De tous les plus obscurs n'es-tu pas le plus grand, Toi qui ne voulais pas pour l'hostile émigrant

De supplices irréparables, Qui rëvaia un pays libre du joug royal.

Offrant à tous ses Tils l'ombrage impartial

Des grands chênes et des érables,

conscience égale au plus chaste glacier.

Vertu de diamant et courage d'acier,

Type de raison enflammée.

Sans langueur Girondin, Montagnard sans fureur, Contre le Royalisme et contre la Terreur

Ame pareillement armée !

Fraternité TÎvante, hélas! tu disparus; Trop tôt pour la Patrie en larmes tu mourus,

Perdant la gloire sans mélange D'être juste où plus d'un ne sera que vengeur, Tu tombas, Louslalot, comme le vendangeur

Qui n'a pu goûter .sa vendange.

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