‹ Poèmes de la Révolution, 1789-1796Chapitre 64 sur 73 · LA MAISON DE SANTERR · texte numérisé non relu

LA MAISON DE SANTERR

La maison de Santerre !

6 risibles héros, • Fanfarons effarés, guerriers godelureaux, La maison de Santerre, est-ce qu'on J'incendie Avec vos impuissants brandons de comédie ?

Vous avez beau rouler des yeux extravagants.

Halte-là ! ^avez-v^us, porteurs de catogans, Que de cette maison à vos torches promise S'est élancé, dressant une pique insoumise.

Le dix Août, qui s'armait d'un belliqueux soleil. Orageux sous le ciel sans nuage, et pareil .

A ces dieux flamboyants dont l'ardeur coutumière Lançait la mort avec des flèches de lumière.

Arrêtez-vous devant ce redoutable seuil Muscadins, et craignez que pour vous faire accueil Il ne soit encore là, là derrière la porte.

Lui, le dix Août, prêt à sortir et qu'il ne sorte!

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