‹ Poèmes de ParisChapitre 3 sur 66 · LA MESSE DE MIDI · texte numérisé non relu

LA MESSE DE MIDI

A FRANÇOIS COPPEE

Sous la neige d'hiver ou le ciel attiédi, La dévote mondaine arrivant à midi Arrête sa voiture et descend. — La toilette, C'est la femme. De la bottine à la voilette Pas une seule erreur de goût. Chaque degré Est franchi d'un pied fin, trop rapide à mon gré. N'ayant jamais péché comme la Magdeleine Dont l'égHse, à cette heure, est rayonnante et pleine, Elle entre, ayant aussi son âme pour beauté, Trempe dans l'eau bénite un petit doigt ganté, Regarde où l'on en est à peu près de l'office, Et s'agenouille enfin ; puis off"re en sacrifice Son pauvre petit cœur qui n'a jamais souffert ; Et, le bas de la robe un instant découvert, Où la dentelle au blanc des volants se marie, Retombe, et l'on dirait un papillon qui prie.

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