‹ Poèmes de ParisChapitre 38 sur 66 · ENTERREMENT PARISIEN · texte numérisé non relu

ENTERREMENT PARISIEN

A PHILTPP E BURT Y

L'enterrement passait au milieu des baraques.

Il pleuvait, et le vent ridait la boue en flaques. On entendait, bruyants dans leurs rébellions, Des tigres miauler et rugir des lions.

Le morne boulevard, défoncé, long à suivre, Éclatait d'oripeaux et de refrains de cuivre. Sur le ciel quelque mât effilait un trait fin, Et l'on allait toujours, et l'on allait sans fin. Malgré soi, le regard que suivent les pensées Se retournait pour voir les choses dépassées, Et, de chaque côté, froid et brouillé par l'eau. Surprenait un détail, tout un coin de tableau : Dans l'écart d'une toile et d'un portant de planche Un enfant en pierrot montrant sa face blanche ;

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