L4 FERRADE
Les taureaux de Camargue, errant à l'aventure, Ardents comme autour d'eux la farouche nature, Heurtant leur corne aiguë au tronc des tamarins, Boivent à pleins naseaux, avec les sels marins, La force et l'âpre orgueil des libertés sauvages, Et parfois, dans les joncs de'solés des rivages, On les voit, effarant les oiseaux d'alentour, Beugler vers l'infini leurs colères d'amour.
"Donc ils sont fiers, ils sont libres, et l'île est grande. Un jour il faut aller les prendre dans leur lande Et qu'ils sentent, vaincus, soumis au fer brûlant, La marque de leur maître imprimée à leur flanc.