LES PINS
Quand un souffle léger passe dans les ramures ; Oli ! les grandes rumeurs ! oh ! les tendres murmures ! Non. nul arbre ne fait entendre un chant pareil ; Oh! luths «'niions pleins d'âme et de soleil. Mes pins harmonieux, qu'il est doux à l'aurore .De marcher à pas lents sous votre ombre sonore!
POÈMES DE PHOVENCE
U RUCTJE
Mon compagnon de jeux me disait quelquefois-
«V,ens aux abeilles, viens!» Et dans le petit bois
lSous allions, curieux et troubles, en silence.
Je vois encor le bois de pins qui se balance ■
J'entends les longs rameaux bercés dans l'air du ciel-
Puis le susurrement de notre ruche à miel
Se distingue au milieu du frisson des ramures.
Nous n'approchons pas trop, redoutant les piqûres
Mais nous examinons longtemps de nos grands yeux
L essor du peuple ailé, toujours laborieux,
Les départs, les retours sans fin, tout le manè«e
La dépouille d'un tronc rugueux de chêne liège,
En deux parts arrachée et reformée en tronc
C'est là laruche.... Mais tout à coup, d'un pied prompt,
J ai bondi, me sentant piqué par une abeille,
Et nous fuyons tous deux, tandis qu'à notre oreille
Le petit bois, qui vibre au gré de l'air du ciel
Fait le bruit effrayant de cent ruches à miel. '