‹ Poèmes de ProvenceChapitre 34 sur 103 · LES PINS · texte numérisé non relu

LES PINS

Quand un souffle léger passe dans les ramures ; Oli ! les grandes rumeurs ! oh ! les tendres murmures ! Non. nul arbre ne fait entendre un chant pareil ; Oh! luths «'niions pleins d'âme et de soleil. Mes pins harmonieux, qu'il est doux à l'aurore .De marcher à pas lents sous votre ombre sonore!

POÈMES DE PHOVENCE

U RUCTJE

Mon compagnon de jeux me disait quelquefois-

«V,ens aux abeilles, viens!» Et dans le petit bois

lSous allions, curieux et troubles, en silence.

Je vois encor le bois de pins qui se balance ■

J'entends les longs rameaux bercés dans l'air du ciel-

Puis le susurrement de notre ruche à miel

Se distingue au milieu du frisson des ramures.

Nous n'approchons pas trop, redoutant les piqûres

Mais nous examinons longtemps de nos grands yeux

L essor du peuple ailé, toujours laborieux,

Les départs, les retours sans fin, tout le manè«e

La dépouille d'un tronc rugueux de chêne liège,

En deux parts arrachée et reformée en tronc

C'est là laruche.... Mais tout à coup, d'un pied prompt,

J ai bondi, me sentant piqué par une abeille,

Et nous fuyons tous deux, tandis qu'à notre oreille

Le petit bois, qui vibre au gré de l'air du ciel

Fait le bruit effrayant de cent ruches à miel. '

Page 1