‹ Poèmes de ProvenceChapitre 33 sur 103 · LES PINS · texte numérisé non relu

LES PINS

I ne forêl de jiins s'étend dans la colline ; Verticaux et serrés sur ee plan qui s'incline Ils semblent une armée innombrable à l'assaut; Le regard <jui les suit doit s'arrêter bientôt

Car des milliers de (runes lui li>nt une barrière.

L'ombre grisé a partout des lueurs de clairière,

Et la nuit des forcis n'existe pas ici :

• "est seulement l'éclat du jour très adouei.

>e cherchez pas non plus la mousse souple et fraîche:

Rien que des lichens -ris que la chaleur desséche.

Et qui craquent piles eu miellés sous vos pas.

Sous ce (ouvert, les Heurs ne se hasardent pas;

Mais du tronc des pins coule en perles la résine

Qui d'un parfum ardent embaume la colline.

Or, ce qui l'ait surtout le charme de ces bois

C'est leur bruissement doux et long, c'est leur voix

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