‹ Poèmes de ProvenceChapitre 36 sur 103 · LES CANISSES · texte numérisé non relu

LES CANISSES

Lorsque j'étais enfant surtout, j'aimais ee eoin

Où sur six pieds rugueux on étale (non loin

De la bastide, alin d'y veiller sans fatigue)

La claie aux roseaux drus où doit sécher la figue.

Les pieux sont reliés de traverses entre eux

Qui supportent la claie où les fruits savoureux

Pleurent un miel sucré, transparent comme l'ambre.

Les vendangeurs, là -bas, chantent le doux septembre.

La figue sur la claie, où la chaleur du ciel Lentement cristallise et fait perler son miel, Durcit, et ce soleil ardent qui la pénètre Doit la faire durer plusieurs hivers peut-être. Entassée et mêlée aux brins du « baguier » vert, Elle verra Noël où triomphe au dessert, Parmi les raisins secs, la figue marseillaise.

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