LES CANISSES
Lorsque j'étais enfant surtout, j'aimais ee eoin
Où sur six pieds rugueux on étale (non loin
De la bastide, alin d'y veiller sans fatigue)
La claie aux roseaux drus où doit sécher la figue.
Les pieux sont reliés de traverses entre eux
Qui supportent la claie où les fruits savoureux
Pleurent un miel sucré, transparent comme l'ambre.
Les vendangeurs, là -bas, chantent le doux septembre.
La figue sur la claie, où la chaleur du ciel Lentement cristallise et fait perler son miel, Durcit, et ce soleil ardent qui la pénètre Doit la faire durer plusieurs hivers peut-être. Entassée et mêlée aux brins du « baguier » vert, Elle verra Noël où triomphe au dessert, Parmi les raisins secs, la figue marseillaise.