‹ Poèmes de ProvenceChapitre 42 sur 103 · LE MAL DU PAYS · texte numérisé non relu

LE MAL DU PAYS

« Ah! rien ne m'aime ici, je suis comme perdu! » Si ce cri m'échappait on me fermait la bouche; Mais, les soirs, grelottant clans mon étroite couche, Je me livrais sans fin au regret défendu.

Je voyais tour à tour les départs, l'arrivée, Et toujours mon grand-père était devant mes yeux, assis près du portail, prolongeant les adieux, Me saluant au loin de sa canne levée.

Il fallut m'emporter en Provence, un beau jour, Ce rêve intérieur m'ayant consumé l'àme....

Le soleil ralluma ma vie avec sa flamme :

souvenir sacré, ce moment du retour!

J'avançais et les pins, les collines natales, Vite me racontaient tout mon petit passé :

m J'avais fait une chute au bord de ce fossé; Là j'avais pris un nid, et plus loin des cigales. »

Au fils devenu grand, longtemps abandonné, La mère conte ainsi son enfance première :

Un amour maternel était dans la lumière.

Quand je revis enfin la terre où je suis né.

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I'OEMES DE PilOVENCE

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