‹ Poèmes de ProvenceChapitre 63 sur 103 · AIX · texte numérisé non relu

AIX

Coursiers en carton peint d'où sorlen t deux pieds d'homme; Enfin la Mort, par qui tout se conclut en somme, Vient, fauchant d'invisibles prés.

Soudain, quel est ce bruit'.' — La vision s'efface. C'est qu'une diligence a traversé la place....

Mais quand le grelot cadencé Se perd dans le lointain de la route sonore.

Aussitôt rendormie, Aix se replonge encore

Dans le rêve de son passé.

... Et c'est de là pourtant qu'aux jours de la colère Sortit ta grande voix d'orateur populaire,

Ta voix d'ouragan, Mirabeau.

Mais aussi, quand on veut y dresser ta statue, La vieille ville a peur d'une voix qui s'est lue,

Aix la morte a peur d'un tombeau!

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