‹ Poèmes de ProvenceChapitre 67 sur 103 · LES ROSEAUX DU GOLFE · texte numérisé non relu

LES ROSEAUX DU GOLFE

Creusés d'antres, de hauts rochers Où pendent des pins accrochés,

C'est la falaise ; Au has, la plage en sable fin Qu'en mourant d'une mort sans fin

La vague baise.

Là sont mes roseaux, drus et droits ; Vous en verrez en peu d'endroits

Sur nos rivages ; M jour ni nuit, hiver, été, Là, jamais la mer n'a jeté De cris sauvages.

Que ne suis-je aimé! Dans ce lieu, Chancelant comme un jeune dieu

De jeunesse ivre,- J'irais, cœur gonflé de désirs, Près des roseaux pleins de soupirs

Me sentir vivre !

Quand j'arrive là, j'ai l'espoir A travers les roseaux de voir L'Ondine nue

Pour qui le Faune, son amant, Planta, dans un de'sir charmant, Cette avenue.

Car je crois que là, nuit et jour, Un satyre, implorant d'amour

L'Ondinc blonde Qui veut l'attirer sous les eaux, Redit sur sa flûte en roseaux

L'appel de l'onde.

rgTTiir

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