‹ Poèmes de ProvenceChapitre 74 sur 103 · LA PREMIÈRE PIERRE · texte numérisé non relu

LA PREMIÈRE PIERRE

Dans ta serre où la fleur s'abrite Invite l'abeille et l'oiseau; Que l'hirondelle te visite, Et garde bien mon Théocrite Sous tes frais plafonds de roseau.

Sois au passant douteux, au traître, De toi-même lente à t'ouvrir; Sois bonne, quel que soit ton maître, Aux hommes que tu verras naître, A ceux que tu verras mourir.

Et tant que l'eau, le fer, la flamme Épargneront ton monument, Sois ferme et blanche, sois sans blâme, Et que ces vers soient comme une âme Que j'ai mêlée à ton ciment.

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