‹ Poèmes de ProvenceChapitre 77 sur 103 · FETE-DIEU · texte numérisé non relu

FETE-DIEU

Quand vient la Fête-Dieu, dans ma ville natale, Les reposoirs dorés, les tissus qu'on étale Font reluire partout d'éclatantes couleurs, Et comme d'un tapis de soie orientale, Les pavés sont couverts de verdure et de fleurs.

Puis la procession lentement se déroule, Femmes, enfants, abbe's, vierges au voile blanc. Alors, dans chaque rue où se presse la foule, Il s'élève partout de tant de fleurs qu'on foule Un étrange parfum, doux, mystique et troublant.

Et la coutume veut qu'on se jette au visage Du genêt par poignée en guise de bonjour, Et les vierges, chantant des Ave d'un air sage, Œil baissé, joue en feu, reçoivent au passage Les baisers de la fleur qui leur apprend l'amour.

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