‹ Poèmes de ProvenceChapitre 94 sur 103 · IMITE II AI'OLLOMDAS · texte numérisé non relu

IMITE II AI'OLLOMDAS

Accrochée à la tige extrême d'un buisson, Une cigale, en plein midi, de sa chanson Joyeuse, que scandaient ses frémissements d'aile, Charmait la solitude attentive autour d'elle. Or, avec ses pipeaux maudits, un oiseleur, Criton de Pialic, ayant eu- le malheur D'engluer la chanteuse à son buisson ravie, Le coupable ne prit plus d'oiseaux de sa vie.

LES CIGALES

IMITE DARCHUS

Naguère, sur la cime ondoyante d'un chêne,

Ou sur un vert sapin de la forêt prochaine,

Cigale, tu chantais aux pâtres d'alentour

Tes chants plus doux qu'un luth gai résonne d'amour.

Mais de noires fourmis, ô chanteuse dorée,

Sur ton rameau, chemin rugueux, L'ont rencontrée:

Attaquée et vaincue, ù cigale, à présent

Voilà ton corps léger sur la terre gisant,

Et les ornhres du Styx t'entourent avant l'heure.

Mais pourquoi m'indigner, cigale que je pleure?

Homère, demi-dieu, n'a-l-il pas eu ton suri'.'

Et sous les coups d'obscurs pêcheurs n'est-il pas mort?

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