‹ Poèmes décadents, 1883-1895Chapitre 10 sur 32 · VERTIGE · texte numérisé non relu

VERTIGE

J'ai voulu plonger jusqu'au fond dans ta chair, Front bas, pieds joints, tout ; et j'en suis revenu Sans moi, rien qu'avec encor de derme cher A soi trop assez pour s'aimer vil et nu

Sous l'acre épreinte du jeu de ta chair nue, 0 panthère aux plasmatures de vachère ! Pour s'aimer vers toi, bien haïe et connue D'abord comme ensuite et toujours, en enchère.

60 • Vertige

Si que, des baisers d'un bain de chair mieux cher De retour, je voudrais plonger dans ta chair : Le démon de Poe et qu'Eve avait connu,

Ce soir de sang, vêt de bourbe maraîchère Ses replis d'appel senestre sur ta nue, 0 vachère à redondances de bouchère !

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