MADRIGAL
L'éclair pers de vos yeux, plus noirs Que même l'horreur de ma vie, Suscite en mon âme allouvie Un renouveau fleuri d'espoirs,
Espoirs d'aimer et d'où bon être, Mais rêve avec d'éterniser Dans l'absinthe du seul baiser La famine de vous connaître.
Madrigal 73
0 l'orgueil de ces seins murés Par le corset d'acier qui ploie !
Leurs lactescences où se noie Le vœu de mes sens attirés !
Et le galbe altier de ces hanches Que surligne précisément La lourde jupe s'endormant, Frôleuse de cuisses que blanches î
Et l'enfer donc de ce mollet Damnant autant que ma caresse Projetée envers la paresse De ton col si bel et replet !
— Aime-moi t'aimer ? — que je lave
En leur los de perversités
Les suicides cruautés
De mon désir fauve de lave...
74 Madrigal
L'éclair pers de vos yeux, plus noirs Que même l'horreur de ma vie, Suscite en mon âme allouvie Un renouveau fleuri d'espoirs,
Espoirs d'aimer et d'où bon être, Mais rêve avec d'éterniser Dans l'absinthe du seul baiser La famine de vous connaître.