LION LAS
Un jour, Il contempla l'Apollon Sauroctone. La veille on eût pu voir sa masculinité Dans le sein inatronal, bien qu'il fût dégoûté De l'atone bonheur par sa vigueur atone
Rencontré désormais au jeu de sa lionne. Et le beau dieu de marbre, avec sa nudité Vaguement sexuée et la fluidité De ses lignes, en lui depuis vit et ravonne.
86 Lion Las
Ephèbes adornés des siècles révolus, Bréhaigne extase des amours qui ne sont plus, Sous le commandement du pâle dieu chrétien,
Aux faibles de ce temps que flammes délétères, A liez- vous dévoiler à ce fort vos mystères ? — 0 Socrate, Platon ! 0 Néron, Hadrien !