‹ Poèmes décadents, 1883-1895Chapitre 5 sur 32 · FUNERAILLES · texte numérisé non relu

FUNERAILLES

A Charles Weiss.

Bon enfant éploré d'une mère en allée Au gouffre pacifique et redouté de mort, J'ose attester, ami, que vos larmes ont tort Si Son âme subsiste en vous bien installée.

Dans Elle elle passa, cette douce âme, ailée De justice, d'amour, de beauté. Son essor De solidaire effort vers ceux que tord le sort, Pris des cimes, restait fidèle à la vallée ;

Funérailles

A la vallée en deuil où maint regret debout Se remémorera Son front, Sa bouche, tout, Par vous mieux que par un sculptural mausolée.

De profundis ad lef donc, toujours oyez près,

En le vouloir de la détresse consolée,

Chanter Sa voix verte à jamais, tel un cyprès.

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